Acquistion :
2021

No home 2

Description

2021

Installation sonore

Tôles d'acier peint et enregistrement sonore

Achat SPACE Liège

Du même artiste

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No Home 2 est la suite de la pièce No Home, exposée à la Punto Gallery en 2020, dans laquelle Abel Iglesias a développé une série de méditations autour des figures des espaces domestiques. De l’extérieur de l’espace, vous pouviez lire : With you, I use to feel like home. La nostalgie d’un temps perdu imprègne une carte de références synth-pop et de mobilier du quotidien. Iglesias reprend le chemin amorcé dans cette première pièce pour surmonter le vide du foyer, compris comme un espace envahi et perturbé par une conjonction historique, économique et affective, générant une sorte d’hymne générationnel. No Home 2 présente une position critique face à la difficulté d’installation et la preuve d’un état précaire, supposant un régime binaire surmontant et prenant parti dans la fragilité multidirectionnelle. L’installation est composée d’une pièce sculpturale effrayante cute et d’un mix sonore. Générant un dialogue hostile avec le spectateur répétant un rire chopped and screwed, montrant un devenir pessimiste par l’usage du langage et des dissonances formelles et conceptuelles : Image d’un autre futur annulé. No Home 2 peut être compris comme un voyage, une séance musicale. Une danse fantasmagorique traversant les structures et les constructions du capital, composée de différentes représentations sonores du concept de liberté. Le choix musical, accompagné de plusieurs pièces ambient et loops composées par l’artiste, cherche à développer un déplacement sonore entre la fragilité et instabilité contemporaines, les relations mélancoliques avec des objets illusoires, les états hostiles et l’impossibilité d’un règlement économico-émotionnel. La session commence par un mix entre Bloques de Chirie Vegas et Flying free, chanson emblématique du club Pont Aeri. Bloques montre une poétique agressive dans un langage cinématographique, le regard d’un individu piégé dans les structures du néolibéralisme social et économique. Un désir de liberté contre un présent défiguré et la torture d’un avenir indéfini. Iglesias oppose à ce virage violent une adaptation ralenti de Flying free. Ainsi s’instaure une dialectique spectrale, l’entendant comme l’acceptation du désert conceptuel. Les fantômes de liberté Makina sont hermétiques, ignorant leur contemporanéité et rendant sa localisation difficile. La pièce poursuit avec Libre de Los Chichos, un plaidoyer qui évidence les dichotomies et les affections sociopolitiques: il n’y a pas d’espoir. Ce cri de liberté s’articule avec Ayer d’Anuel AA, tournant vers l’analyse des domestiques et des convergences construites dans l’espace intime, pénétré de la complexité pour établir des liens affectifs et de stabilité, le passé n’est pas oublié. Une adaptation vaporwave de L’amour toujours de Gigi D’agostino ferme ce mix de manière spectaculaire, visualisant un état généralisé d’évasion fantasmatique. Iglesias recours au chop and screw et à la boucle comme outils de réaction aux processus d’accélération, composant des répétitions lentes et modulant la sélection musicale. Une sorte d’escarmouches du désert, dansant lentement et formant des espaces sonores de dialogue critique et d’autoréflexion. Dream of me, I still. 2 1 Translation of Bloques, Chirie Vegas from Vintage, 2004. 2 L’amour toujours, Gigi D’agostino, 1999. Eduardo Vega